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WordPress : Créer un site web avec le CMS

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Difficulte: Beginner
4 min de lecture

Tutoriel pour installer et configurer WordPress, le système de gestion de contenu (CMS) le plus populaire, sur un serveur Linux (LAMP/LEMP).

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L'essentiel

  • WordPress n'est qu'un ensemble de fichiers PHP plus une base MySQL/MariaDB : il lui faut une stack LAMP (Apache) ou LEMP (Nginx) déjà fonctionnelle avant de commencer.
  • Créez une base et un utilisateur dédiés : CREATE DATABASE wordpress_db puis GRANT ALL ON wordpress_db.* à wp_user@localhost, jamais le compte root MySQL.
  • Les permissions conditionnent les mises à jour et les uploads : chown -R www-data:www-data sur la racine web, puis 755 sur les répertoires et 644 sur les fichiers via find -type d et find -type f.
  • wp-config.php se crée en copiant wp-config-sample.php : on y renseigne DB_NAME, DB_USER et DB_PASSWORD, puis on remplace les clés SALT par un jeu unique généré sur api.wordpress.org/secret-key/1.1/salt/.
  • L'assistant web ne termine rien : il reste à choisir les permaliens « Titre de la publication », à passer en HTTPS avec Let's Encrypt, à installer un plugin de sécurité, une sauvegarde automatique et un cache, et surtout à maintenir cœur, thèmes et plugins à jour.
Qu'est-ce que WordPress ?
WordPress est un système de gestion de contenu (CMS) open-source qui alimente plus de 40% du web. Il permet de créer facilement des sites web, des blogs ou des applications complexes grâce à un écosystème immense de thèmes et de plugins.

Pourquoi utiliser WordPress ?

  • Facilité d'utilisation : Son interface d'administration est célèbre pour sa simplicité.
  • Flexibilité : Des milliers de thèmes et de plugins permettent de l'adapter à presque tous les besoins (blog, e-commerce, portfolio, site vitrine...).
  • Grande communauté : Vous trouverez de l'aide et des ressources partout sur internet.
  • Optimisé pour le SEO : De nombreux outils existent pour aider au référencement de votre site.

Prérequis : La stack LAMP ou LEMP

WordPress a besoin d'un environnement serveur pour fonctionner. Les deux configurations les plus courantes sont :

  • LAMP : Linux, Apache (serveur web), MySQL/MariaDB (base de données), PHP (langage de script).
  • LEMP : Linux, ENGINX (Nginx, serveur web), MySQL/MariaDB, PHP.

Ce guide suppose que vous avez déjà un serveur avec une de ces stacks fonctionnelle.

Installation

Étape 1 : Créer une base de données et un utilisateur

WordPress stocke tout son contenu dans une base de données MySQL ou MariaDB.

-- Se connecter au shell MySQL/MariaDB
sudo mysql -u root -p

-- Créer une base de données pour WordPress
CREATE DATABASE wordpress_db DEFAULT CHARACTER SET utf8 COLLATE utf8_unicode_ci;

-- Créer un utilisateur dédié et lui donner les droits sur cette base
CREATE USER 'wp_user'@'localhost' IDENTIFIED BY 'un_mot_de_passe_solide';
GRANT ALL ON wordpress_db.* TO 'wp_user'@'localhost';

-- Appliquer les changements
FLUSH PRIVILEGES;

-- Quitter
EXIT;

Étape 2 : Télécharger et extraire WordPress

Rendez-vous dans le répertoire racine de votre serveur web (ex: `/var/www/html/`) et téléchargez la dernière version de WordPress.

cd /var/www/html/
sudo wget https://wordpress.org/latest.tar.gz
sudo tar -xzvf latest.tar.gz
# Les fichiers seront dans un dossier "wordpress". On peut les déplacer si besoin.
sudo mv wordpress/* .
sudo rm -rf wordpress latest.tar.gz

Étape 3 : Définir les permissions

Le serveur web (généralement l'utilisateur `www-data`) doit pouvoir écrire dans ces fichiers pour les mises à jour et les uploads.

sudo chown -R www-data:www-data /var/www/html
sudo find /var/www/html -type d -exec chmod 755 {} \;
sudo find /var/www/html -type f -exec chmod 644 {} \;

Étape 4 : Configurer `wp-config.php`

C'est le fichier qui connecte WordPress à sa base de données.

# Copier l'exemple
sudo cp /var/www/html/wp-config-sample.php /var/www/html/wp-config.php
# L'éditer
sudo nano /var/www/html/wp-config.php

Modifiez ces lignes avec les informations de la base de données que vous avez créée à l'étape 1 :


define( 'DB_NAME', 'wordpress_db' );
define( 'DB_USER', 'wp_user' );
define( 'DB_PASSWORD', 'un_mot_de_passe_solide' );

Il est aussi fortement recommandé de remplir les clés de sécurité (SALT) uniques. Vous pouvez en générer un nouvel ensemble via l'API officielle de WordPress.

Étape 5 : L'assistant d'installation web

Ouvrez votre navigateur et allez à l'adresse de votre site. L'assistant d'installation de WordPress, célèbre pour sa simplicité, vous accueillera.

Il vous demandera :

  • Le titre de votre site.
  • Le nom d'utilisateur de l'administrateur (n'utilisez PAS "admin").
  • Un mot de passe fort.
  • Votre adresse email.

Cliquez sur "Installer WordPress" et c'est terminé !

Votre site est en ligne !
Vous pouvez maintenant vous connecter à votre tableau de bord WordPress via `http://votre-domaine.com/wp-admin`.

Prochaines étapes (Cruciales)

  • Permaliens : Allez dans `Réglages -> Permaliens` et choisissez "Titre de la publication". C'est mieux pour le SEO.
  • Sécurité : Installez un plugin de sécurité comme Wordfence ou iThemes Security.
  • Sauvegardes : Mettez en place une solution de sauvegarde automatique (ex: UpdraftPlus).
  • Cache : Installez un plugin de cache (ex: W3 Total Cache ou WP Super Cache) pour améliorer les performances.
  • HTTPS : Configurez un certificat SSL/TLS (avec Let's Encrypt) sur votre serveur web pour passer votre site en HTTPS.
La sécurité de WordPress
La popularité de WordPress en fait une cible. La sécurité n'est pas une option. Gardez toujours le cœur de WordPress, vos thèmes et vos plugins à jour.

Conclusion

Installer WordPress est un processus rapide, mais ce n'est que le début. La véritable gestion d'un site WordPress réside dans sa maintenance continue, sa sécurisation, et son optimisation. En suivant ces premières étapes, vous disposez d'une base solide pour construire votre projet web.

MR

Écrit par

Morgann Riu

Expert en cybersécurité et administration Linux. Je partage mes connaissances à travers des tutoriels gratuits et des formations pour aider les administrateurs systèmes et développeurs à sécuriser leurs infrastructures.

Questions fréquentes

WordPress n'arrive pas à se connecter à la base de données, que vérifier en premier ?
Les trois valeurs de wp-config.php doivent correspondre exactement à ce qui a été créé : DB_NAME vaut wordpress_db, DB_USER vaut wp_user, et le mot de passe est celui donné dans le CREATE USER. Vérifiez ensuite que l'utilisateur a bien été déclaré avec l'hôte @localhost, qu'il possède les droits via GRANT ALL ON wordpress_db.* et que FLUSH PRIVILEGES a été exécuté. Le test qui tranche : mysql -u wp_user -p wordpress_db depuis le serveur. Si la connexion manuelle passe, l'erreur est dans wp-config.php, sinon elle est côté droits SQL.
Pourquoi WordPress me réclame des identifiants FTP pour installer un plugin ou une mise à jour ?
Parce que le processus PHP n'a pas le droit d'écrire dans le répertoire d'installation, et WordPress bascule alors sur sa méthode de secours par FTP. La correction est d'attribuer les fichiers à l'utilisateur du serveur web avec sudo chown -R www-data:www-data /var/www/html, puis de remettre 755 sur les répertoires et 644 sur les fichiers. Le même symptôme touche l'envoi de médias depuis la médiathèque.
Les clés SALT de <code>wp-config.php</code> sont-elles vraiment nécessaires ?
Oui. Ce sont elles qui sécurisent les cookies d'authentification du site, et laisser les valeurs d'exemple de wp-config-sample.php revient à utiliser des secrets publics. Générez un jeu complet sur https://api.wordpress.org/secret-key/1.1/salt/ et remplacez le bloc correspondant. Effet de bord utile : régénérer ces clés invalide toutes les sessions ouvertes, ce qui est le premier réflexe après une suspicion de compromission.
Pourquoi ne pas nommer le compte administrateur « admin » ?
Parce que c'est le premier identifiant testé par les robots de force brute qui balaient en permanence les pages /wp-admin : avec un nom prévisible, l'attaquant n'a plus qu'un seul secret à deviner au lieu de deux. Choisissez un identifiant non évident et un mot de passe fort dès l'assistant d'installation, car le changer après coup est nettement plus pénible. Complétez avec un plugin de sécurité comme Wordfence ou iThemes Security pour limiter les tentatives.
Que faire juste après « Installer WordPress » pour ne pas se retrouver avec un site fragile ?
Cinq actions, dans cet ordre. Réglages puis Permaliens en « Titre de la publication » pour des URL propres et lisibles. Un certificat Let's Encrypt sur le serveur web pour passer le site en HTTPS. Un plugin de sécurité (Wordfence ou iThemes Security). Une sauvegarde automatique type UpdraftPlus, testée au moins une fois en restauration. Un plugin de cache (W3 Total Cache ou WP Super Cache) pour absorber le trafic. Et en continu, garder le cœur, les thèmes et les plugins à jour, car c'est ce qui ferme la grande majorité des portes.

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